La Loire Imprimer Envoyer

d1_fleuve_loire_bisLe bord du fleuve fut occupé depuis fort longtemps. En effet, les gorges de la Loire encaissées et bien exposées donnaient au climat une douceur bien relative. D'autre part, la nourriture était " abondante " : la Loire , très poissonneuse, permettait la pêche et favorisait aussi la chasse puisqu'on y trouvait des gués par lesquels des troupeaux d'animaux traversaient le fleuve.
Au début du 18ème siècle, les exploitations Stéphanoises de charbon, pour répondre à la demande, cherchent, en partant de St-Rambert ( 60 km au dessus de Roanne), à traverser la plaine du Forez, et par là arriver à Roanne. Louis XIV donne alors à la " Cie Gardette " l'autorisation de débarrasser le lit du fleuve et faire tous " travaux nécessaires pour perfection de ladite navigation ".

En 1706 et 1707 les premières Rambertes descendent de St-Just à Roanne malgré les passages insuffisamment aménagés, restés très dangereux surtout à St-Maurice et au Saut du Perron. A plusieurs reprises, les grosses cloches de St-Maurice et de Villerest sonnent le tocsin.
Du haut de ces deux villages, toute la population descend au secours des naufragés.

Fin 1707, il se produit une des plus meurtrières crues de la Loire. Les flots du fleuve ne sont plus retenus par les rochers. Ils emportent tout sur leur passage : plus de 100 maisons s'écroulent à Roanne ; sur tout son cours jusqu'à Nantes, le fleuve sème la terreur dans les villes et les villages. A la suite de ce désastre, on fait construire des digues (Pinay et La Roche ) qui " retiennent " les crues.
Mais la navigation n'est pas pour autant facilitée au Saut de Perron où de nombreux écueils subsistent. On comprend dès lors que les récits " d'ogres dévorants " les mariniers aient pris forme dans cette partie du cours du fleuve et que, de façon plus romantique mais tout aussi néfaste, l'apparition de " La Dame Chantois " sur les rochers du Perron (tout comme la Loreleï sur les bords du Rhin) provoque le naufrage des rambertes.
Après les derniers aménagements, la navigation sur la Loire permit aux sapines (bateaux de 25 m de long) de descendre le fleuve. En 1858, la compagnie du P.L.M ouvrit la grande ligne du Bourbonnais, celle-ci entraîna la disparition totale de la marine de Loire en deux ou trois ans.
Le transport n'était pas la seule activité qui s'exerçat autour du fleuve. Beaucoup d'entreprises utilisèrent sa force motrice comme source d'énergie.
En dehors de la Papeterie (Villerest) et de l'usine électrique de la Vourdiat (St-Paul-de-Vézelin) de nombreux moulins étaient construits tout le long du fleuve. La pêche représentait une ressource pour les familles riveraines du fleuve et un passe-temps fort prisé des habitants de Roanne venant souvent en famille passer " un dimanche au bord de l'eau ".
La construction du barrage de Villerest (1978-1984) a profondément modifié la vallée enlevant tout le côté " sauvage " du fleuve et supprimant le fameux chemin de halage qui suivait la Loire en pente douce. Les touristes peuvent apprécier les différents sites de loisirs, ainsi que les beaux points de vue lorsque le plan d'eau est à son maximum.

 
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